L'introduction de composants de plus en plus complexes rend le diagnostique des pannes et leur prise en charge de plus en plus difficiles.
L'auto-diagnostic serait-il la solution à tous ces problèmes ?

Vous avez dit « Système expert » ?

Par exemple, le calculateur de votre voiture, peut disposer d'un logiciel couplé à des détecteurs qui vont analyser en permanence les signaux électriques qui circulent en entrée et en sortie, les comparer avec les meilleurs modèles, détecter d'éventuelles incohérences et déclencher une alerte ou une action corrective.

1) L'auto-diagnostic évalue les dégâts.
2) Il compare les données avec les valeurs de référence en base de données.
3) Il enregistre les résultats obtenus.
4) Il estime la gravité de la situation.
5-1) Le problème rencontré est minime, il ne génère aucun risque. Le logiciel ne mène aucune action d'alerte ou de correction, il signalera l'incident à la prochaine révision !

5-2) Le problème rencontré porte à conséquence, mais il ne mets pas en cause le bon fonctionnement du véhicule et surtout la sécurité des passagers et du conducteur, . le logiciel remplacera la fonction défectueuse par une sorte de leurre, une valeur factice et signalera l'incident à la prochaine révision !
5-3) Le problème rencontré est considéré comme grave, le logiciel informera le conducteur en envoyant une alarme et sera en mesure d'arrêter purement et simplement le système défectueux.

Faites place à la mémoire
Bien que très utile pour la maintenance des véhicules, l'auto-diagnostic a un gros inconvénient. Il prends énormément de place dans la mémoire des calculateurs. Chez Siemens, on considère qu'il occupe 50% de l'espace mémoire alors que Renault précise que dans certains cas, gestion de l'ABS/ESP, c'est 2/3 de la mémoire qui est engloutie par l'auto-diagnostic.
Dans le principe, l'adjonction de mémoire permettrait de conserver l'historique complet des dysfonctionnements, si bien qu'avec une « Boîte noire », le réparateur pourrait retracer tous les évènements ayant conduits à la panne.

Avec 200 à 300 types de pannes, le moteur garde encore bien ses secrets que quelques capteurs dédiés à la traque des défauts arrivent parfois à percer. Le logiciel expert qui prendra le relais n'est pas encore né, le défit est toujours à relever.
© Olivier P./