Mes icônes automobiles sont plutôt du genre cubique, hautes sur pattes et souvent boueuses. C'est donc avec un peu d'angoisse que je me suis vu confier une véritable légende urbaine qui a récemment tiré sa dernière révérence. Mise à jour régulièrement tous les deux ans depuis sa naissance en 1992 (Salon de paris en octobre), la Twingo de Renault a marqué son époque, le paysage des villes et les mentalités. Jeune prolongement des caddies de supermarchés, accessoire indispensable à tout trottoir digne de ce nom et ne rechignant pas non plus à s'expatrier vers la campagne, Twingo s'est vendue à près de deux millions et demi d'exemplaires en quatorze ans d'existence.



Dotée d'une boîte manuelle à cinq rapports rapprochés, la puce se laisse emmener agréablement par son moteur, certes ancien de base, mais techniquement affublé de tout ce qui fait aujourd'hui une mécanique moderne. De ce fait, le petit un litre deux aux seize soupapes de soixante quinze chevaux n'a aucune peine à déplacer ses petits kilos juste contenus sous la tonne, même sur autoroute. À pleine charge les côtes se font sentir, mais par les temps qui flashent, la beauté des paysages vallonnés se doit d'être contemplée à un rythme raisonnable.
La tenue de route est plus que correcte, les roues reportées aux extrémités associées à un amortissement adapté faisant le reste. En appui et sur revêtement dégradé, un léger désaccord entre l'avant et l'arrière se fait sentir. En tous les cas, les dos d'âne et autres pavés disjoints des villes ne mettront pas vos vertèbres à mal pour autant. La direction est également agréable et remonte suffisamment d'information pour être en contact avec le bitume sans vous dessertir le diamant ornant fièrement l'anneau du doigt de ces dames. Des roues plus grandes qu'à l'origine ont permis d'améliorer le freinage en y logeant des freins plus gros. Voyons à l'usage si les suspensions s'affaisseront comme sur les premiers modèles.
L'épopée Twingo continue en Amérique du Sud, alors qu'en Europe elle est irrémédiablement remplacée en 2007 par une Twingo II à mes yeux moins attachante. Si le coeur vous en dit, il en reste peut-être encore en concession sur le vieux continent. Sinon le marché de l'occasion vous accordera certainement de vous faire autant plaisir que j'en ai eu à son volant, à des tarifs raisonnables pour un engin éminemment pratique dès le moment où l'usage urbain et sa périphérie lui sont réservés.
La nouvelle Twingo II abandonne résolument la forme rondouillarde pour se conformer à la mode et respecter les critères sécuritaires et de rentabilité en vigueur en ce début de siècle. Quatre moteurs sont maintenant au catalogue : les 1.2 essence de soixante et soixante quinze et cent chevaux ainsi que le diesel 1.5 de soixante-cinq percherons.
Type : Citadine
Prix d'achat du modèle testé : 8.500 €
Puissance maxi : 58 cv
Poids : 1000 kg
Autonomie : 40 litres = 680 km
Puissance/poids : 43 kW/t
Émissions de CO2 (test) : 139 gr/km
Émissions théoriques d'échappement
• CO2 = 132 gr/km